Sur-stimulation sensorielle

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Sur-stimulation - Trouble du traitement de l'information sensorielle *


La sur-stimulation est un des troubles les plus courants après une lésion cérébrale. La sur-stimulation signifie que le cerveau ne peut pas filtrer correctement les stimuli environnementaux ou les transmettre assez rapidement. Ces stimuli peuvent être de nature différente. Ils peuvent être sensoriels (voir beaucoup de détails et entendre tous les sons ), émotionnels  ou cognitifs.


D'autres exemples de stimuli sont nos propres pensées ou la pensée dans des tâches complexes. Bien que la sur-stimulation soit fréquente, de nombreux patients constatent qu’il est difficile de faire reconnaître et comprendre par les médecins, par la famille, par les amis et au travail, ces troubles de stimulation.

C'est probablement parce qu’on ne sait pas quelle est la cause de la sur-stimulation, ce qui se joue exactement dans le cerveau. Car, par exemple, dans la plupart des cas, il n’y a rien à détecter sur un scanner cerebral (CT-scan) ou sur un IRM. Sur un TEP-scan par contre, il est fréquent de voir des lésions. Cela signifie qu'encore beaucoup de personnels soignants ne sont pas au courant des problèmes que provoque la sur-stimulation qui sont ainsi moins bien compris et évoqués comme trouble, et qu'il existe peu ou pas de traitements.

[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]



1. La sur-stimulation

 

La sur-stimulation est une situation épuisante d’origine neurologique qui se produit lorsque le cerveau reçoit plus d’informations (sous forme de stimuli) qu’il n’est en mesure de traiter. Un stimulus est une information que nous recevons de nos sens; voir, entendre, sentir, goûter, ressentir (stimuli externes) ou par nos pensées ou par notre corps (stimuli internes). La thermoception (chaud et froid), nociception (douleur) et proprioception sont aussi des stimuli internes. La proprioception (la capacité de percevoir la position de son corps (sa posture) ou des parties du corps), et l'information du système vestibulaire (équilibre) peuvent également être surexcités *.


La “surcharge sensorielle”, “l'inondation des sens”, “la surcharge” sont différentes façons de décrire le problème de la sur-stimulation sensorielle. Les symptômes soulignent un problème grave et sous-estimé après une lésion cérébrale. Il s'agit d'une conséquence chronique, invalidante et invisible. * La surcharge sensorielle ou la sur-stimulation n'est pas seulement une séquelle, à vrai dire c'est une maladie en soi. En cas de lésion cérébrale, quelque chose est définitivement endommagé dans le cerveau. Si, au bout de deux ans après la blessure, les symptômes de la sur-stimulation sensorielle n’ont pas diminués, le pronostic est malheureusement que “l’on doit apprendre à vivre avec”.
[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]


La sur-stimulation est fréquente chez les personnes atteintes de lésions cérébrales, de coups de fouet cervicaux, de ME (encéphalomyélite myalgique ou le syndrome de fatigue chronique (SFC) ) et d'autres troubles neurodégénératifs, mais aussi chez les personnes dont l'hypophyse ne fonctionne pas correctement.



2. Où dans le cerveau ?


Les structures cérébrales impliquées dans la sur-stimulation sont toutes des structures neuronales qui captent un stimulus et le traitent de la station de départ à la station d'arrivée, c'est à dire du sens à la cognition (perception, réflexion et mémorisation).

Le cerveau sain inhibe les millions de stimuli qu'il reçoit des sens et de ses propres pensées.
Les structures cérébrales qui sont actives ici : le tronc cérébral, le thalamus (avec différents noyaux pour des stimuli spécifiques), le noyau réticulaire thalamique (TRN), les ganglions basaux, l'hypophyse, l'amygdale et le cortex cérébral, en particulier le cortex préfrontal du lobe frontal. (2016)

 

Le transfert de stimuli implique les grandes cellules du cerveau (neurones) et les cellules intermédiaires (interneurones) ainsi que les neurotransmetteurs : la glycine, le glutamate et le GABA + sérotonine doivent tous coopérer sans perturber le filtrage. Le GABA sert à inhiber et le glutamate et les autres à transmettre les stimuli.
Dans un cerveau endommagé, des millions d'autres facteurs jouent un rôle *.

[* Tous les textes sont soumis aux droits d'auteur]

 

 

 

  1. Quels sont les symptômes de la sur-stimulation?
    Ce que nous avons trouvé dans les résultats de notre enquête (2016) :

    Les symptômes de stimulation excessive vont de l’inconfort léger aux maux de tête*, aux douleurs aux yeux*, aux oreilles* et à la peau*, aux nausées*, vomissements* et à l’épuisement* jusqu’à l'apparition de symptômes de paralysie temporaire*. En bref : un système surchargé est une source de stress * et de maladie physique *.

    De nombreuses personnes sont obligées de réduire leurs contacts sociaux et de s'isoler *. L’isolement est le seul moyen d'éviter une stimulation excessive *.
    Beaucoup de victimes de lésions cérébrales sont dans un état d'épuisement constant en raison d'une sur-stimulation chronique *, qui peut difficilement être corrigée * par des stratégies de repos et de pause *. (Ces stratégies étant peu susceptibles d’aider. *). Une aggravation temporaire ou, par exemple, une paralysie du côté affecté*, au niveau du visage *, des bras* ou des jambes *, difficulté à parler/ difficulté à articuler * sont courants. Des personnes sont décédées des suites d'un épuisement chronique causé par une stimulation excessive *. La sur-stimulation ne doit pas être sous-estimée !


Le stress continu causé par une sur-stimulation permanente amène le corps à produire en permanence des hormones de stress, qui peuvent également à leur tour affecter le système nerveux. Cela peut entraîner entre autres des problèmes d'estomac, un changement du système auto-immunitaire, des maladies cardiovasculaires, un changement de la fonction musculaire, une perturbation de sommeil, une dépression, un épuisement ou des troubles anxieux.

 

Nous avons découvert plusieurs symptômes. Nos résultats sont disponibles pour la recherche scientifique.

[* source: nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]

S'il vous plaît contactez-nous si vous pouvez nous aider pour toute publication scientifique.

 

  1. Trois catégories de sur-stimulation

Ce que nous avons trouvé dans les résultats de notre enquête (2016):

  • sur-stimulation immédiate : la limite est immédiatement dépassée. Par exemple, causée par le bruit de fond.
  • sur-stimulation par cumul : les stimuli s’accumulent (comme un embouteillage) et à un certain moment, ils ne peuvent plus être traités.
  • Donc, il y a sur-stimulation *. Par exemple, une personne se trouve durant dix minutes dans une certaine situation en compagnie (un anniversaire) mais elle sent que cela devient excessif pour elle. Cette personne ne peut empêcher l'aggravation de son mal-être qu’en quittant cette situation au plus vite.
  • sur-stimulation retardée par hyperfocus * : Lorsque les gens s'entraînent sciemment et volontairement «pour pouvoir faire quelque chose», par exemple aller dans un supermarché, la sur-stimulation peut frapper impitoyablement. Dans ce cas, un entraînement a des effets indésirables*.

[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]

 

 

  1. Comment pouvons-nous reconnaître la sur-stimulation ?
    Ce que nous avons trouvé dans les résultats de notre enquête (2016) :

    Il est apparu que les symptômes ou l'hyperstimulation décrits par les participants varient selon la personne *, la situation * et le moment *. Cela rend parfois difficile de reconnaître une stimulation excessive à la fois pour l'environnement (famille, amis et collègues) et pour la personne impliquée *. Le déclenchement de la sur-stimulation fluctue de jour en jour, au fur et à mesure que la limite personnelle des stimuli est déjà atteinte *. Les déclencheurs varient.

    Notre enquête met en évidence les symptômes suivants :
  •  Fatigue extrême (soudaine) avec récupération prolongée *
  •  Mal de tête *
  •  Sentiment d'avoir une bande très serrée autour de la tête *
  •  Sensation de pression dans le cerveau *
  •  Incapacité de participer à une conversation *
  •  Problème de recherche de mots, de discours chancelant -                                                                                       qui peut disparaître quand la stimulation excessive s’arrête *.
  • Articulation réduite *
  • Difficulté et lenteur dans la pensée *
  • Concentration réduite *
  • Coordination réduite des mouvements *
  • Comportement d'évitement : le contact avec autrui ou certaines situations (par exemple, lieux publics) dès qu’une surcharge est ressentie ou même crainte. *
  • Détournement du regard et évitement du contact visuel pour se protéger de trop forts stimuli *
  • Irritation, comportement agressif, être sec, hargneux *
  • Emotivité accrue *
  • Hyperactivité, activité physique accrue *
  • Pleurs, pleurer de fatigue *
  • Augmentation du rythme cardiaque, respiration accrue ou respiration retenue *
  • Secousses, raideurs musculaires, risque de chute *
  • Clignement d’yeux ou fermeture des paupières *
  • Nausées ou vomissements *
  • Perte temporaire des muscles du visage *
  • Engourdissement du côté affecté *
  • Motricité réduite *
  • Entrée dans une inconscience courte *
  • Attaques épileptiques *
  • Epuisement total *

“ C’est un grand chaos dans la tête, la tête saturée, derrière les yeux. Je suis extrêmement fatigué. On dirait que ma tête peut éclater à tout moment. Je tombe souvent malade, ma pensée faiblit et je me sens totalement perdu “.  a déclaré l'un des participants.

Il est important de garder à l’esprit que la sur-stimulation
diffère selon les personnes.
*

[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]

 

 

  1. Différentes formes de sur-stimulation
    Ce que nous avons trouvé dans les résultats de notre enquête (2016) :

    1. Stimulation sensorielle
    2. Stimulation du traitement cognitif de l'information
    3. Stimulation émotionnelle

    La surcharge sensorielle a été déclenchée par :

    L’AUDITION - LE BRUIT

    Avoir une conversation est difficile. Une sur-stimulation par les sons intervient, car le bruit de fond ne peut pas être filtré.

    Dans notre enquête, nous avons relevé l’intolérance aux sons : aux bruits de fond *, aux tonalités aiguës ou graves *, aux voix d’enfants *, aux voix féminines hautes *, aux bruits de vaisselle *, aux cuillères à café qui tournent dans la tasse *, etc. Il existe également des irritations aux sons rythmiques *, par exemple les tapotements d'un stylo *.

    Beaucoup de symptômes ressemblent à l'hyperacousie, où le son est souvent perçu comme trop fort, fait mal aux oreilles, ou à l'acouphène.
    Les deux choses ne sont pas comparables bien qu’on puisse y trouver des similitudes.

 

Pour des personnes qui en souffrent particulièrement, cela peut devenir dangereux car même l'environnement d'un hôpital ou un centre de soins peut être vécu comme trop stimulant, rendant malade. Ces personnes peuvent difficilement être soignées dans un lieu  non adapté aux hypersensibles, mais seulement dans un établissement adapté, hypo-stimulant.

LA VISION

La sur-stimulation visuelle se produit lorsque des motifs * ou des couleurs vives sont perçus *, qu’il y a pléthore d'objets et bibelots dans la maison *, un texte sans sauts à la ligne *, des mouvements rapides *. > Voir aussi Conséquences visuelles pour une lésion cérébrale.


LA LUMIÈRE

Une sur-stimulation due à la lumière peut, entre autres, se produire par : reflets de la lumière *, certaines incandescences (halogène / néon) *, le rétroéclairage * ou l’ombre *. Un trajet en voiture sur une route bordée de nombreux arbres avec les rayons * d'un soleil bas est un phénomène très connu.


LE TOUCHER

Parfois, un contact sur la peau est ressenti comme une irritation voire une douleur *.
Le fait de  sentir ses vêtements sur sa peau *, de toucher *, d'être touché *, de sentir des vibrations *, des basses profondes *, etc., peut  être vécu comme une vraie souffrance.
 

LA POSITION CORPORELLE

Nous ajustons la position de notre corps pendant la journée alors que notre corps est connecté au monde qui nous entoure. Dans chaque muscle, articulation et tissu conjonctif, il y a de minuscules capteurs (propriocepteurs) qui nous permettent de savoir comment nous nous tenons, assis ou couchés. Chez les personnes atteintes de lésions cérébrales, une stimulation excessive peut provoquer des vertiges * ou une instabilité des jambes *. De cette façon, nous pouvons être surexcités par le mouvement *, la position de la tête * et avoir une impression incertaine de savoir comment nous déplacer dans une pièce *. Les gens le décrivent comme un "mal de mer". Voir ou sentir des mouvements rapides, être dans une voiture ou dans son fauteuil roulant peut provoquer nausées et vertiges.



L'ODORAT

Une sensibilité accrue aux odeurs, ressentir des odeurs plus fort, peut être causé par des odeurs d'aliments, des odeurs naturelles ou corporelles, ou encore de parfums et de déodorants *. Il peut y avoir une perte d'odorat après une lésion cérébrale, mais ça n'a rien à voir avec le problème de sur-stimulation.


LA DOULEUR, LE CHAUD ET LE FROID

La nociception (sensation de douleur) et la thermoception (sensation de chaud et de froid) sont également des sens qui peuvent être exacerbées. Certains d’entre nous qui ont beaucoup de maux de tête sont plus susceptibles d'être surmenés et surexcités *.

La stimulation émotionnelle

En soi, on peut se demander si l’inondation émotionnelle fait partie de la sur-stimulation cognitive.
La sur-stimulation émotionnelle est liée à la vulnérabilité émotionnelle accrue par les lésions cérébrales *. Souvent, une fois hyperstimulée, la personne ne peut plus réguler ses émotions *. Les réactions sont souvent plus émotionnelles et peuvent varier d'une personne à l'autre, en passant de la fatigue aux pleurs, de la compassion à la frustration (même envers soi-même), de la colère à l'agressivité.

Dans la vie émotionnelle d'une personne, « le curseur sensoriel » saute rapidement et les stimuli sont moins bien tolérés.

Pleurer est souvent un soulagement pour les personnes avec une hyperstimulation, qui n'a rien à voir avec la tristesse *. Il ne faut pas le confondre avec les pleurs compulsifs ou la labilité émotionnelle.

Une sur-stimulation ne peut pas toujours être empêchée. Certaines personnes éprouvent une hyperstimulation émotionnelle, dans laquelle leurs propres pensées sont vécues plus intensément. Il en va de même pour l'empathie et la compassion pour autrui.

La sur-stimulation fonctionne dans trois directions. Le corps, les pensées et les émotions sont plus difficiles à contrôler si trop de stimuli arrivent, car ils s'accumulent *. Si quelqu'un est déjà hyperstimulé, la "Boîte de réception" cognitive se remplira plus rapidement *.

[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]


7. Encombrement de la circulation des stimuli
Si plus de stimuli sont reçus que le cerveau ne peut en traiter, il reste encore beaucoup de stimuli dans la file d'attente. Cela provoque des ralentissements. Notre système nerveux traite toutes les informations entrantes, les sons, les images, les odeurs, les mouvements, les sentiments, les pensées ou tout ce qui est dit. Les personnes atteintes de lésions cérébrales peuvent avoir de gros problèmes de traitement des stimuli. Ils peuvent devenir très malades lors de stimulations normales.

Comparez cela au trafic sur une autoroute à quatre voies qui devient soudainement une route étroite et cahoteuse ... sans oublier les klaxons et les appels de phare des automobilistes qui s'impatientent !


8. Résumé des conséquences de l'hyperstimulation *
Ce que nous avons trouvé dans les résultats de notre enquête (2016):

  • Impossibilité de penser *
  • Réponse combat-fuite ou stupeur *
  • Fatigue extrême *
  • Cercle vicieux de fatigues *
  • Mort d'épuisement suite à une sur-stimulation sur une période trop longue *
  • Troubles physiques dus à un taux élevé d'une hormone de stress qui est libérée en raison d'un stress persistant suite à une stimulation excessive *
  • Possibilité d'altération du système nerveux, de maladies auto-immunes, de maladies cardiovasculaires, de modifications de la fonction musculaire, de troubles du sommeil, de dépression, de burn-out, de troubles anxieux.

 

[* source : nos questionnaires, soumis aux droits d'auteur]



  1. Informations sur nous
    Le site Web néerlandais Hersenletsel-uitleg (explication d'une lésion cérébrale) est le centre de ressources des données sur toutes les informations possibles des causes et des conséquences, les images cliniques sur les lésions cérébrales.

    Le site Web est destiné aux personnes atteintes de lésions cérébrales, aux soignants, aux professionnels et aux personnes intéressées. Le projet Inondations (lancé en 2013) fait partie de ce site. Notre site web en néerlandais est partiellement traduit en anglais: (Explication d'une lésion cérébrale)

    Depuis le début, en 2013, nous avons travaillé d’arrache-pied pour sensibiliser au problème de la surcharge sensorielle (inondation / sur-stimulation) à la suite d'une lésion cérébrale. Trouver des solutions, lancer des recherches scientifiques et faire reconnaître un nombre important de personnes qui ne peuvent plus participer à la vie publique ou familiale, faire reconnaître un groupe oublié, une catastrophe silencieuse. En tant qu'association reconnue de patients atteints de surcharge sensorielle liée à une lésion cérébrale, nous sommes devenus une Fondation d'Intérêt Général et avons obtenu le statut d'organisme de bienfaisance.

    En 2015, nous sommes devenus membres du Dutch Brain Council. Nous représentons dans la société et auprès des représentants politiques, les intérêts des personnes ayant une hyperstimulation après une lésion cérébrale et des personnes atteintes de troubles associés au coup du lapin, et nous travaillons avec d'autres associations de patients et en relation avec les universités intéressées par la recherche scientifique sur les effets invisibles d'une lésion cérébrale. Nous n'exigeons pas de frais d'adhésion. Nous ne sommes pas une association, vous en êtes membre si vous faites partie de l'un de nos groupes Facebook.



En 2019, notre travail a reçu la médaille d'or d'honneur pour une action remarquable auprès des personnes souffrant de lésions cérébrales.

 



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